Une confession contemporain

Avec tous nos frères et sœurs chrétiens, nous confessons que le Dieu unique est Père, au-delà de tout et de tous, Fils, s’approchant de tout et de tous, et Saint Esprit, au-dedans de tout et de tous.

Nous confessons que le Dieu trois fois Saint, tout autre et tout proche est mystère de Communication et de Communion, de justice et de Tendresse.

Comme nos frères et sœurs juifs, nous confessons que Dieu est le Créateur de l’univers et qu’il est Saint.

Et dans la différence, nous confessons que le Créateur s’est fait créature et que le Saint s’est incarné.

Comme nos frères et sœurs musulmans nous confessons que Dieu est le Tout-Puissant, le Parfait et l’Immortel.

Et dans la différence, nous confessons que le Tout-Puissant a accepté d’être fragile, que le Parfait a porté nos imperfections et que l’Immortel, par la mort et la résurrection de Jésus, a transfiguré notre mortalité.

Comme nos frères et sœurs hindous, nous confessons que Dieu est l’Un indescriptible.

Et dans la différence, nous confessons que son Unité est multiple et que le monde multiple ne se résorbe pas dans l’Un. Comme nos frères et sœurs bouddhistes, nous confessons que la Réalité ultime est inexprimable,

Et dans la différence, nous confessons que l’Inexprimable s’est exprimé et que l’Invisible a pris Visage.

Comme tous nos frères et sœurs en humanité, sans religion et de bonne volonté, nous confessons que les Droits de l’homme, de la femme et de l’enfant sont inaliénables.

Et dans la différence, nous confessons que l’humain est image du divin.

Avec les religions de l’Orient, nous confessons que Dieu est Silence et Souffle.

Et avec les religions juive et musulmane, que Dieu est Parole.

Et cette confession commune nous réjouit.

D’après Shafique KESHAVJEE, pasteur de l’Eglise Réformée, Lausanne.

Le mal nous cause bien de problème

En relisant le livre de Maurice Zundel, Je est un Autre, je revus une note au crayon que j’avais écrit dans son temps. Le mal est une bonne et une mauvaise invention. C’est d’abord une bonne invention parce que cela nous déculpabilise. Nous ne sommes pas auteur final du mal. Puis c’est une mauvaise invention puisque l’existance du mal nous déresponsabilise. Cela permet toujours de dire, c’est l’autre qui l’a fait.
Aujourd’hui de plus en plus, nous parlons de responsabilité collective. Moi je suis responsable de ce qui se passe à l’autre bout du monde. Ceci est quand-même difficile à comprendre pour un monde d’abord individualiste et puis surtout aussi sans ethique.
Et voilà je reboucle : sans éthique le mal n’existe pas. Et ça c’est encore pire. Tout mais pas l’indifférence, disait JJG.

autre dicton

L’urgent est fait, l’impossible est en cours, pour les miracles prévoir un délai.

Ce n’est pas bien ?
Trop de travail tue.

petit dicton

La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique,
c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Ici, on a réunit la théorie et la pratique: rien ne fonctionne, et personne ne
sait pourquoi.

Albert Einstein

Rosenzweig, Levinas, Benveniste, et un peu de Lacan et du Nietzsche

Voilà des personages du 20e siècle principalement. Nous allons les faire parler ensemble. Je suis en train de lire un livre sur La théorie du langage dans le Judaïsme. Evidemment l’auteur parle de Franz Rosenzweig et de Levinas. Des penseurs juifs sont importants pour notre temps, et nous allons élaborer une théorie, peut-être même une philosophie autour d’eux.

Déjà à Cambridge, j’ai travaillé sur le lien entre Benveniste et la pensée de son temps. Il se base sur de Saussure, et Lacan également. La question est quels sont les liens qui relient ses auteurs. Ensuite nous allons les confronter à la pensée juive. Est-ce que via Levinas contemporain de plus au moins des autres personnes, est-ce qu’il est possible de repenser le langage, la communication, et surtout, grâce à Rosenzweig en tant que fondement, l’être lui-même.
Je dois toujours penser énormement à un cours de philisophie que nous avons eu en première candi du professeur Druet.

Le sacerdoce commun

Voici un nouveau thème très intéressant lancé par une amie. Dans Google vous tapez “sacerdoce commun”, et vous suivez les résultats. Quelques liens plus bas :

http://www.unpoissondansle.net/rr/0106/?i=4
http://www.cef.fr/catho/actus/dossiers/2002/vaticanii/lumengentiumplan.rtf
http://erei.free.fr/referens/fiche12_sacerdoce.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Clercs_et_la%C3%AFcs_de_l’Eglise_catholique_romaine
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/letters/documents/hf_jp-ii_let_12031989_priests_fr.html
http://www.zenit.org/french/visualizza.phtml?sid=37868

Souffrir pour aimer, aimer pour souffrir

C’est un débât chaud que j’ouvre ici. Surtout parce que des personnes plus agées que moi ont entendu parler des choses qui ne sont plus de notre temps. Je pourrais dire aimer la souffrance. Aujourd’hui tout conférence, écrivan se sent obligé de spécifier que la souffrance est mauvaise en soi, mais qu’elle peut servir à quelque chose d’autres. Du coup, il me semble que ce que disaient les anciens est mal compris. Je vais essayer d’expliciter ma pensées.

Il y a un lien indéniable entre l’amour et la souffrance. Il est aisé de démontrer que le risque d’aimer quelqu’un ouvre la voie à la souffrance. Parfois les personnes qui n’arrivent pas à aimer quelqu’un, c’est parce qu’elles se protègent contre la souffrance. C’est naturel vous allez me dire. Ma réponse est oui et non.
D’abord oui parce qu’évidemment notre instinct cherche le bonheur, le plaisir. Le corps et l’esprit retiennent les endroits et la manières dont ils ont eu du plaisir. La réponse est aussi non, parce qu’aujourd’hui l’education, la société semble vouloir écarter la souffrance de l’expérience humaine. La souffrance ne devrait plus exister, les médecins et les hopitaux en temoignent. Ainsi l’éucation des parents essaient de faire grandir les enfants en les épargnant du manque et de la souffrance. Le plus souvent ceci se fait par les biens matériels dont les jeunes sont comblés aujourd’hui.
En même temps, nous voyons apparaître des jeux violents, une violence dans les actes sous le couvert de l’individualisme: je fais ce que je veux dans mon sphere personnel.

La souffrance ainsi évacuée ressort sous les couvert de la violence et d’autres aspects de non-intégration de l’autre en tant qu’être qui doit en respect absolu au détriment de mon intérêt personnel. C’est Jésus qui le met en avance, se nier soi-même pour être ouvert à l’Autre et les autres. Renier ne veut pas dire se négliger, ni se faire du mal physique. Renier est reconnaître l’Autre comme un objectif absolu dans ma vie.
Voilà que nous nous approchons de notre thème : souffrir pour aimer, aimer pour souffrir.
D’abord le premier : chercher la souffrance en tant que signe d’amour pour l’Autre et les autres: oui. Toute abnégation, jeûne, rendre service est basé sur se principe là. Peu importe comment on tourne les choses, en chercheant à aimer, on cherche à souffrir. Chercher à souffrir, c’est trouver des endroits où nous sommes tirer hors de nous-mêmes, où nous devons faire un effort pour atteindre l’autre, où nous sommes prêt à nous diminuer pour faire grandir l’autre. La parentalité n’est rien d’autre que ça. En ayant pluseiurs enfants, les parents trouvent un moyen pour se diminuer pour grandir les autres; ce serait tellement plus facile de ne pas avoir d’enfants.
Puis le deuxieme : notre amour doit nous porter vers la souffrance. Un amour qui ne met pas en constance nos limites en avant et surtout que nous ne pouvons aimer tout seul, n’est pas un vrai amour. L’amour vient d’ailleurs, et c’est bien la preuve qu’elle nous dépasse. L’amour vient d’ailleurs et va ailleurs. Nous ne pouvons l’accaparer. Nous sommes forcé de le lâcher et donc de souffrir. Notre amour nous porte naturellement à la souffrance de par son essence même de l’amour.

Aimer pour souffrir, et donc souffrir pour aimer.

Journée Esdac

Nous avons eu la journée Esdac le 1 avril.

Nous avons été frappé par l’écoute des ses membres même en grande groupe. Egalement par la simplicité dans les références explicites à la foi.
Les personnes engagées nous semblaient vraiment faire partie de l’église de demain dans leur engagement, et leur style de vie qui témoignent de leur foi en Dieu.
On a parlé de la méthode Esdac comme un don de Dieu, et puis aussi de creuser le côté humain de la méthode pour l’ancrer résolument dans la société d’aujourd’hui.
Esdac travaille aussi bien le côté humain que le côté religieux de l’homme et il y a moyen de se concentrer même sur une partie plutôt qu’une autre.